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"Devenir adulte, c'est reconnaitre, sans trop souffir, que le "Père Noël" n'éxiste pas." [Hubert Reeves]

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Films / Séries

Vendredi 3 novembre 2006
    Lost ... c'est à dire perdu.

    Oui, c'est ce que l'on est une fois avoir vu les 2 premières saisons de cette série. Etrangement, cet article suit celui sur Ouverture-Facile.
En réalité, il y a peut être un lien entre les deux. Oui ... on se perd, on se pose des questions, beaucoup de questions !

Lost ... on aime ou on aime pas. Moi j'adors.


    Si vous ne connaissez pas encore, c'est que comme Jack, Kate, Lock et les Autres, vous avez vécu sur une Ile perdu durant ces deux dernières années. Mais votre ile n'était surement pas comme leur "Ile".

    The Island. Ils sont arrivés dessus après le crash de leur avion en provenance de Sydney. 48 survivants (pour le moment) tous différents les uns des autres. Et les "Autres". Ces personnes mystérieuses qui habitent l'Ile, qui semble en connaitre les moindres recoins et qui pourtant semblent également bloqué dessus ...

    La séries est basé sur le principe de flash-back. Chaque épisode montre la progression de l'intrigue sur l'Ile ainsi que plusieurs réminiscences consacrées à un personnage. Ainsi, on apprend à connaitre chacun des protagonistes, ce qui permet de comprendre leurs actes sur l'Ile.

    Au cour des épisodes, les questions s'accumulent. Un bout d'explication est semé par ci par là de temps à autre, mais rien qui puissent laisser entre voir la fin. On veut savoir ! C'est pourquoi malgré un rythme assez lent, on regarde avec assiduité épisode après épisode, prenant soin d'écouter la moindre parole, observant le moindre geste, le moindre bout d'environnement susceptible d'apporter un élément de réponse.

    Il faut être dedans pour aimer. Ceux qui ont prit en route ou qui manquent régulièrement un épisode ne peuvent pas accrocher.
Mais il faut voir Lost, au moins essayer. Ne pas regarder cette série serait passer a côté de quelque chose de grand, car ce n'est pas tout les jours que la télé nous propose un programme aussi interressant.


P.S : pour ceux qui auraient fini la saison 2 et qui comme moi ne peuvent pas attendre, ceci pourrait vous interresser ...


Par Sharn
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Samedi 4 novembre 2006
    Pour ma première critique de film, je vais prendre ce qu'il y a de plus frais dans mes pensées de cinéphile qui ne va pas assez souvent au cinéma.
Et ces pensées se tournent vers Full Metal Jacket (FMJ) (traduction : « veste entièrement métallisé », en référence aux balles de fusils utilisées par Baleine à la fin de l'entraînement ...), un film de Mr Kubrick Stanley (1928-1999), réalisé en 1987.




    FMJ est un film de guerre. Voilà c'est dit. On voit donc des militaires, des fusils, des tanks, des villes en feu, du sang et quelques morts.
Tout commence dans un camps d'entraînement de jeunes marines américains. C'est là que l';on va faire connaissance avec le narrateur qui prête sa voix off à plusieurs reprises : Guignol. Guignol, mais aussi Baleine, Cow-boy, Blanche Neige et bien d'autres, sous les ordres de « CHEF ! ». Les 45 premières minutes sont consacrées à la transformation d'humains en machines de guerre. 45 minutes d'inhumanité sans une seule parole non vomie, sans un insulte. 45 minutes au bout desquelles l'entraînement et le bourrage de crâne portent leurs fruits : nous sommes face à des machines à tuer, qui tuent.
Ensuite, direction le Vietnam, le nouveau terrain de chasse des marines américains.
Toujours sur le dos de Guignol, nous nous retrouvons dans les bases arrières américaines. Guignol ayant écrit des articles à l'université, il se retrouve donc journaliste de propagande pour le journal Star-truc,. Rapidement, il va rejoindre un groupe d';homme dans le feu de l'action et va pouvoir, à son tour, connaître le « merdier » qui donne le « regard à l'horizon ».





    On fait, à travers FMJ, un rapide tour de ce à quoi peut ressembler la guerre de A à ... pour un jeune comme il y en a tant eu durant la guerre du Vietnam et comme il en existe toujours.

    Kubrick explore donc différents aspects de la guerre, à commencer par le travail de destruction de la personne et de la personnalité entreprit par l'armée. Cela commence dès les premières images avec une succession de rasages de crânes. Une fois rasés et alignés, les militaires sont beaucoup moins discernables les uns des autres. Des hommes, tous différents, sont rasés, puis contraints à se fondre dans un moule de comportement et de pensée, à porter un même uniforme, à crier les mêmes choses, à marcher au pas, etc. ... pour finalement, comme le montre la dernière image du film, marcher en rend sur un champs de bataille, tous identiques les uns les autres (c’est tout au moins ce que veut créer l'armée), des ombres qui traversent l'écran tels des fantômes, ou des fourmis réduit à des formes primitives d'êtres vivants qui tuent pour survivre.

    Car la guerre est quelque de chose de primitif, qui réveil les plus bas instincts aussi bien que les bons sentiments de fraternité et de patriotisme comme c'est souvent clamé.
Mais à vouloir déshumaniser l'homme et perpétrer des massacres, on en oublie la valeur d'une vie. Une seul vie, perdue parmi des milliers voir des millions d'autres. En s'accumulant, elles perdent consistance. C'est ainsi qu'un marine devient finalement un nom sur une plaque métallique, vague souvenir d'une ombre pointant son fusils vers un ennemi invisible et inconnu.





    On pourrait dire beaucoup de choses, mais le mieux est de voir FMJ. Je n'ai pas fait la guerre, ni celle ci, ni une autre (et ne compte pas en faire). Je ne peu donc pas affirmer « La guerre c'est comme ça ! ». Mais même si Kubrick semble insister sur les aspects négatif, voir à les parodier, ca ne parait pas improbable ni injustifié, ce qui permet de penser que les conséquences de la guerre et du militarisme sont définitivement dramatiques.

Par Sharn
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Vendredi 1 décembre 2006
    Je suis tout ému en rédigeant ces lignes.
Mes mains tramblent, ma tête vasille ... que m'arrive t-il ?

Je vais vous parler de Ghost In the Shell ...

    Pour moi, il s'agit ni plus ni moins que du meilleur film (dessin animé, dessin d'animation et films réunis) jamais réalisé.
Le 1 est sortie en France en 1995 (mais a été rélisé en 1987 il me semble) et le second est sortie au cinéma en 2004.

Ghost in the shell est un film d'animation japonais inspiré d'un manga et adapté par Mamoru Oshii. L'histoire se déroule dans un univers futuriste cyberpunk ou humains et cyborgs vivent ensemble, sans disctinction aucune.
C'est en fait tout simplement le précurseur de Matrix, et cela est ouvertement reconnu.





    GITS 1er du nom est entièrement au dessin. Malgré cela, les images sont toujours très belles, l'animation très bonne et seul la musique et les bruitages rappellent qu'il a bientôt 20 ans ...
Mais c'est au niveau de l'histoire et des personnages que tout deviens fantastique. Personnellement il m'a fallu 2 voir 3 visionnages avant de comprendre la majorité des évènements de ce premier opus.
Je ne raconterai rien, il y en a trop, mais sachez que le tout est assez tordu, entre science fiction, phylosophie, religion, humanisme, etc ...

    Le 2 maintenant, aussi appelé Ghost in the shell Innocence (et que j'ai vu avant le 1 et au cinéma, mes yeux en pleurent encore) poursuis l'histoire du 1er mais avec un autre personnage principale que celui du 1 (on comprend pourquoi après avoir vu le 1 ...)

Il commence par une citation de l'Ève Future de Mathias Villiers de l'Isle-Adam (1886):

« Si nos dieux et nos espoirs ne sont rien d'autre que des phénomènes scientifiques,
alors notre amour est également scientifique. »

Je n'aurai qu'une chose a dire : c'est un véritable bijoux, une merveille, un orgasme pour les yeux, les oreilles et la tête qui dure pendant 99min ...

La réalisation est un mélange de dessin et d'images de synthèse sublimes. Le moindre plan est un panorama. La musique (en partie reprise du 1) est également somptueuse.

Bref je ne sais pas quoi dire, les mots me manque. Et que dire du générique du début, presque le même que le 1 mais encore plus réussi !

Passer a côté d'un tel monument cinématographique serait un véritable crime. Je ne peu que conseiller a tout le monde de voir ces deux films (un 3eme devrait sortir). Bravo Mr Shirow ...





Par Sharn
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Jeudi 28 décembre 2006
    Little Miss Sunshine, ou la petite fille rayonnante du soleil qui brille de mille feu. Enfin ... quelque chose dans le genre. C'est le dernier film vu au cinéma que j'ai vraiment adoré.



Synopsis selon allociné :

L'histoire des Hoover. Le père, Richard, tente désespérément de vendre son "Parcours vers le succès en 9 étapes". La mère, Sheryl, tente de dissimuler les travers de son frère, spécialiste suicidaire de Proust fraîchement sorti de l'hôpital après avoir été congédié par son amant.
Les enfants Hoover ne sont pas non plus dépourvus de rêves improbables : la fille de 7 ans, Olive, se rêve en reine de beauté, tandis que son frère Dwayne a fait voeu de silence jusqu'à son entrée à l'Air Force Academy.

Quand Olive décroche une invitation à concourir pour le titre très sélectif de Little Miss Sunshine en Californie, toute la famille décide de faire corps derrière elle. Les voilà donc entassés dans leur break Volkswagen rouillé : ils mettent le cap vers l'Ouest et entament un voyage tragi-comique de trois jours qui les mettra aux prises avec des événements inattendus...

    C'est donc l'histoire d'une famille américaine composée d'individus assez atypiques. Le grand père est un pervers junki, l'oncle est un spécialiste de Proust rescapé d'un suicide, le fils a décidé de ne plus parler, la fille se prend pour une princesse, le père crois détenir l'idée du siècle et la mère essaie de maintenir tant bien que mal la famille à bout de bras.

    Le voyage entrepris par cette famille est une sorte de parcours initiatique qui va permettre à chacun de mieux connaitre sa propre famille.
Le film est a ranger dans la catégorie "comique" à première vu car les scènes hilarantes se succèdent sans temps mort avec des situations originales, qui surprennent et qui font rire : le camion qui tombe en panne, suivit du claxon qui reste bloqué, les discussions entre le grand père pervers et le fils qui ne répond à rien, coupé par les reflexions du père et de l'oncle, etc.
Jusqu'à la fin, l'aboutissement de la "quête" : le concours des Miss !
Toute cette scène est vraiment énorme. On y voit défiler des fillettes d'à peine 10 ans, maquillées et pleine de paillettes qui semble avoir un sourir clouée sur la tronche. Des poupées barbies qui défilent les unes après les autres, toutes fondues dans le même moule, toute à part notre Miss Hoover qui a réservé au jurie un numéro assez "spéciale" préparé par son grand-père.

    Il y a un vrai message qui passe à travers ce film. Un message qui montre les abérations du "paraitre". Car toutes ces "barbies" moulées dans un stéréotype féminin sont finalement très moches ...


Little Miss Sunshine, un film à voir absolument.

Quelques liens :

- Site officiel
- Little Miss Sunshine sur Allociné (pour quelques images, extraits et bandes annonces)


Par Sharn
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Samedi 30 décembre 2006

    El Laberinto del Fauno, dernier film de Guillermo Del Toro est un vrai conte au sens propre du terme, c'est a dire à la limite de l'histoire d'horreur.

On oublie trop souvent que les contes pour enfants, sous des airs de petites histoires mignonnes, sont en réalité des histoires épouvantable qui se finissent pratiquement tout le temps en bain de sang : le Petit Poucet se fait dévorer par l'ogre avec tout ses frères, le Petit Chaperon Rouge se fait manger par le loup, etc ...
Cependant pour mieux passer aux yeux du grand publics et après un petit passage chez Disney, les nouvelles adaptations on pris l'habitude de nous offrir des fins où "tout est bien dans le meilleurs des monde, et ils vécurent heureux avec pleins d'enfants."



Synopsis selon Allociné :

Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

    Croyant aller voir un petit film fantastique sympathique, j'ai été très surpris lorsque rapidement, un paysan se fait littéralement enfoncer le nez dans le visage sous les coups d'un fond de bouteille. C'est très gore, et même choquant quand on ne s'y attend pas. Mais ca a le mérite de mettre le spéctateur directement dans l'ambiance. Une ambiance de guerre.
Alors que d'une part on suis les mésaventure d'Ofelia, la guerre se déroule en fond, des résistants tentent de survivre, des franquistes rationnent les villageois, des prisonniers se font torturer ...
Même les scènes fantastiques font froid dans le dos. Que ce soit les rencontre avec le faune qui a un aspect peu amical ou le face à face avec un monstre "aveugle", on est mal à l'aise.

    Je ne vais pas raconter l'histoire ici, ni révéler la fin. Tout ce que je peu dire, c'est que ce film est plus dramatique que comique. On s'apercoit bien malgré nous, que les rêveries et les aventures fantastiques que vie Ofelia sont un moyen comme un autre pour essayer de fuir la dure réalité du monde.


Quelques liens :

- Site officiel
- Le Labyrinthe sur Allociné

Par Sharn
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